Ressource en eau : situation critique pour les mois à venir

Des niveaux de nappes bien trop bas


Source : BRGM
Échelle nationale :
• 75% des nappes affichent des niveaux inférieurs aux normales
• on constate des niveaux bas à très bas
• les épisodes de recharge de l’automne et de l’hiver 2022-2023 restent très insuffisants pour compenser les déficits accumulés cette dernière année hydrologique
• les précipitations excédentaires de mars 2023 n'ont eu que peu d'impact sur les nappes


Échelle départementale (Allier) :
• les nappes d'eau souterraines du département de l'Allier disposent de niveaux bas pour la saison
• suite à une pluviométrie excédentaire aux normales (+46% à Besson pour mars 2023), les niveaux sont en hausse au 1er avril 2023


Évolution :
 le printemps engendre la fin du repos végétatif, les pluies seront alors destinées à la croissance des végétaux
• la durée d'ensoleillement et les températures augmentent : l'évapotranspiration sera omniprésente
• les prévisions saisonnières de Météo-France ne privilégient pas de scénario important pour les pluies d'ici juin : chose inquiétante avant le retour de l'été marqué par chaleurs et irrigations
• en absence de précipitations suffisantes, les niveaux devraient rester en baisse jusqu'à l'automne


Vers un risque de sècheresse de nappes pour l'été ?

Source : BRGM


Bulletin d'anticipation du risque de sècheresse, édité par le BRGM le 13/04/2023 :


"Si le début de la période de vidange se confirme en avril, la recharge aura alors été courte et peu intense sur la plupart des nappes, ce qui laisse présager des situations tendues dès le printemps. Une carte d’anticipation du risque sécheresse pour l’été 2023 a été éditée par les experts hydrogéologues du BRGM, en se basant sur un scénario pluviométrique proche des normales à pessimiste. Ce risque de sécheresse se définit par des niveaux bas à très bas (période de retour inférieure à 5 ans sec) ou par des niveaux sous les seuils d’alerte, entrainant la prise d’arrêtés de restriction des usages de l’eau, lors de la période printanière et estivale.

Le risque « très fort » de sécheresse traduit une situation actuelle préoccupante, avec des niveaux modérément bas à très bas en mars, et présage d’un printemps et d’un été probablement tendus. En absence de pluies très excédentaires durant le printemps et l’été, des restrictions d’eau souterraine seront vraisemblablement prises en 2023.

Les secteurs à risque « fort » abritent des nappes dont les niveaux sont proches à sous les normales mensuelles en mars. Les niveaux de cet été dépendront essentiellement des pluies de ces prochaines semaines. Une pluviométrie abondante pourrait garantir des niveaux suffisamment hauts pour éviter des restrictions d’eau.

Le risque « faible » concerne les nappes enregistrant actuellement des niveaux relativement satisfaisants. L’incertitude sur l’absence de sécheresse reste toutefois élevée. Dans le cas d'un printemps et d’un été 2023 à l'image de 2022, avec une absence de pluies, des températures élevées et une forte demande en eau, ces nappes pourraient connaître une baisse importante de leur niveau.

Aucune nappe n’affiche des niveaux supérieurs aux normales en mars, permettant de garantir des niveaux satisfaisants jusqu’à l’automne. Le risque « très faible » n’est donc pas représenté sur la carte."

> Dans la situation actuelle, l'adoption de gestes pour économiser notre ressource en eau ne peut qu'être bénéfique et dans l'intérêt de tous.